Ce projet est né du groupe de travail "Genres et Attirances", réunissant 8 centres de jeunes de la Wapi. Le dernier week-end d'avril 2025, 15 jeunes de 12 a 23 ans se sont retrouvés au Centre Protestant d'Amougies pour explorer ensemble les multiples facettes de l'amour dans un cadre bienveillant et inspirant.
Au programme : discussions, jeux de société thématiques, lectures issues d'une bibliothèque LGBTQIA+, repas partagés et créations artistiques variées - dessins, collages, sculptures et fresque collaborative.
Tout a été pensé pour favoriser l'expression libre et inclusive, permettant d'ouvrir les échanges sur les représentations de l'amour, les stéréotypes, le consentement et les relations saines.
"L'amour, ce sont les chaussettes dépareillées"
Il n’existe pas de convention ou de règle simple. L’écriture inclusive est encore une démarche exploratoire qui suscite des discussions voire des désaccords. Le principal est de savoir justifier pourquoi on a décidé d’utiliser un procédé et pas un autre.
• Mettre au féminin. Guide de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre. De Marie-Louise Moreau et Anne Dister pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. 3e édition (la plus récente) 2014.
• Petit guide pour une écriture respectueuse du genre. Par le Réseau fédéral de la Diversité. Mai 2022.
• Inclure sans exclure. Les bonnes pratiques de rédaction inclusive. De Marie-Louise Moreau et Anne Dister pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Édition 2020.
• Manuel d’écriture inclusive. Faites progresser l’égalité femmes · hommes par votre manière d’écrire. De Raphaël Haddad, Chloé Sebagh et Carline Baric pour Mots-Clés. Juin 2019.
• Rédaction inclusive. Article sur le blogue Antidote.info. Avril 2020.
• Les doublets abrégés (dont le point médian) : on inclut dans le même mot, les formes masculine et féminine.
Exemples : les infirmier(ère)s, les enseignant·es, les plombier·ères, etc.
Les règles d’utilisation pour ce point ne sont pas fixés. Certains utilisent un seul point pour distinguer le féminin et le masculin, d’autres en rajoutent un avant la marque du pluriel. Cette dernière possibilité est souvent jugée lourde à la lecture.
Le point milieu/médian n’existe pas (encore) sur les claviers actuels. Il peut être obtenu
>> sur Mac : Maj+ Alt+ F
>> Sur PC : en tapant Alt + 0183 ou Alt + 250
• Les mots épicènes : mots qui ont la même forme au masculin et au féminin.
Exemples : élève, dentiste, psychologue, scientifique, cadre, etc.
• Les ensembles mixtes : mots qui servent à désigner des ensembles composés d’hommes et de femmes.
Exemples : le personnel, la population, etc.
• Les noms collectifs : formulation qui rassemble autant les hommes que les femmes.
Exemples : le corps enseignant, la clientèle, le service incendie, etc.
• Les tournures neutres/la reformulation : revoir la structure d’une phrase pour la rendre neutre.
Exemple : les dossiers de candidature seront déposés avant le 24 octobre (au lieu de « les candidats déposeront leur dossier… »)
• Les néologismes : nouveaux mots qui fusionnent différentes formes.
Exemples : toustes, iels, celleux, agriculteurice, etc.
• Les doublets complets : on écrit les formes complètes du masculin et du féminin.
Exemples : les enseignants et les enseignantes, les plombiers et plombières, etc.
• La mention par ordre alphabétique : lorsqu’un terme est dédoublé, on ne met pas obligatoirement le féminin en premier, on adapte selon l’ordre alphabétique.
Exemples : « elles et ils », « tous les Acadiens, toutes les Acadiennes », « celles et ceux », etc.
L’écriture inclusive complique la tâche de rédaction, il faut faire attention à énormément de détails et être prêt à justifier les choix que l’on a fait pour notre communication. Il faut aussi trouver le bon équilibre entre la lisibilité, la compréhension par le public cible et l’inclusion.
Voici quelques conseils et points d’attention :
• Mélanger les procédés tout en gardant une cohérence.
• Utiliser les doublets abrégés avec parcimonie car ils encombrent la compréhension et la lisibilité. Néanmoins, les automatismes surviennent rapidement, l’œil s’y habitue vite.
• Privilégier les points médians plutôt que les parenthèses dans les doublets abrégés car ces dernières indiquent en général un propos secondaire. De plus, le pont médian n’a aucun usage hérité contrairement aux autres signes de ponctuation.
• Ne pas utiliser tout le temps les doublets complets, surtout dans les textes longs car ils rallongent encore plus le texte.
• Les néologismes peuvent limiter la lisibilité, il faut donc éviter leur utilisation au maximum.
• Privilégier le pluriel afin de faire référence à un ensemble d’individus et donc impliquer des personnes de tous les sexes. Le pluriel favorise l’interprétation mixte !
• Il faut être très vigilant lors de la rédaction des textes inclusifs pour ne pas laisser échapper un masculin.
• Lorsqu’on utilise des termes épicènes, il faut bien vérifier qu’il est le même sens que le mot genré.
• Attention à ne pas rendre le texte abstrait ou lourd en utilisant trop de tournure neutre ou des noms collectifs. Ces procédés peuvent aussi faire perdre la précision des écrits.
• Ne jamais utiliser la formulation « le masculin l’emporte sur le féminin ».
• Éviter les tournures sexistes comme « panier de la ménagère », « en bon père de famille », etc.
• Pour l’écriture de mail : utiliser la formule « Bonjour, » et ne pas préciser madame et/ou monsieur afin d’inclure tous les genres dans la communication. Pareillement pour les formules de politesse/de salutation.
Il existe plusieurs procédés pour faire les accords :
• L’accord au masculin même si on dédouble les termes (pour garder une homogénéité dans le texte)
• L’accord de proximité : on accorde avec le terme le plus proche du verbe/de l’adjectif (l’accord est donc changeant au fil du texte)
• L’accord double : on utilise les doublets abrégés aussi pour les adjectifs et les verbes
Il vaut mieux ne pas les mélanger au sein du même texte. Toutes les possibilités sont justifiables selon nos besoins.